| Sujets : 8 | Ouverture : Septembre 2007 | ||
| Réponses : 1316 | Fermeture : 14 octobre |
Ainsi, si la vocation première et prioritaire de l’agriculture de répondre aux besoins alimentaires de la population est réaffirmée avec force par le groupe, le niveau d’atteinte à l’environnement a parfois dépassé les seuils d’acceptabilité sociale ; qui plus est, c’est dans bien des cas la durabilité de l’agriculture elle-même qui est en cause, comme on peut le voir dans certains secteurs lorsque les sols voient leur fertilité réduite. Enfin, le changement climatique, avec ses aléas et sa rapidité, pose à toutes les agricultures du monde des questions difficiles qui leur demandent de s’adapter et se diversifier, et de contribuer à la réduction des émissions
Au-delà des importantes évolutions des pratiques agricoles mises en œuvre depuis une dizaine d’années, il est donc indispensable d’engager un mouvement de transformation en profondeur de l’ensemble de l’agriculture et de revisiter les bases de l’agriculture conventionnelle, pour concilier les impératifs d’efficacité économique, de robustesse au changement climatique et de réalisme écologique : il s’agit de produire suffisamment, en utilisant les fonctionnements du sol et des systèmes vivants dont nous dépendons (agronomie, auxiliaires de culture...) et en leur garantissant une pérennité, de sécuriser simultanément les productions et les écosystèmes. Cette modernisation des pratiques d’élevage et de culture demande de rassembler les savoirs et savoir-faire de tous, de les confronter aux nouveaux défis et de les rendre plus efficaces par la recherche, l’expérimentation, l’échange et le transfert de connaissances. Elle permettra aussi à l’agriculture de mieux produire et valoriser les services environnementaux nécessaires à son fonctionnement dans la durée et demandés par la société.
A cet égard, le groupe s’accorde sur le fait que cette évolution prendra du temps, mais que pour autant il faut enclencher le processus dès à présent en agissant avec trois horizons :
Pour le long terme (10 à 15 ans), en lançant dès à présent les programmes de recherche et de formation continue et initiale permettant de diversifier les systèmes agricoles.
Pour le moyen terme (5 ans), il faut mettre en place des actions permettant d’obtenir de fortes améliorations des itinéraires et systèmes connus.
Pour la crédibilité de la démarche, des mesures immédiates (6 mois) permettront d’enclencher un effet d’entraînement.
Le groupe a ainsi mis en évidence une vingtaine d’actions, qui, si elles ne font pas toujours consensus dans leur déclinaison en mesures d’application, le font dans leurs objectifs. Onze d’entre elles contiennent des objectifs chiffrés et datés particulièrement emblématiques.
Aller vers 100% d’agriculture durable à terme
Satisfaire les attentes environnementales de la société
Réduire les pollutions diffuses
Restaurer la biodiversité et avoir des actions territorialement cohérentes
Réorienter fondamentalement dès 2008 la recherche et la formation des agriculteurs vers des modes d’agriculture durables
Les autres mesures
