Je ne veux pas manquer de respect aux défunts.
Les crématoriums produisent, hélas, comme tous les incinérateurs, y compris de déchets ménagers, les mêmes composants : dioxines, furanes, etc. d’autant plus que leurs fours ont une capacité et un débit réduit et échappent à la législation sur les ICPE.
Je soutiens votre proposition : des crématoriums soumis à une stricte législation sur les rejets atmosphériques (Code de l’Environnement : Art. L. 220-1 L’Etat et ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs établissements publics ainsi que les personnes privées concourent, chacun dans le domaines de sa compétence et dans les limites de sa responsabilité, à une politique dont l’objectif est la mise en oeuvre du droit reconnu à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Cette action d’intérêt général consite à prévenir, à surveiller, à réduire ou à supprimer les pollutions atmosphériques, à préserver la qualité de l’air et, à ces fins, à économiser et à utiliser rationnellement l’énergie. - [L. , n° 96-1236 du 30 déc. 1996 art 1er].).
Raymond GIMILIO, Président de l’ODAM
De toute évidence les zones périphériques des crématoriums présentent un taux de mercure bien supérieur aux normes admises. La source en est principalement les amalgames dentaires qui en sont composées de 50%. Plusieurs solutions peuvent être avancées :
1. L’élimination des dents comportant des amalgames avant crémation : ceci entraine un problème d’éthique et une prise en charge lourde. 2. Recours à une technique sélective de récupération des métaux lourds, comme cela s’avère obligatoire dans tous les cabinets dentaires de l’union européenne, qui doivent par conséquent être équipés de récupérateurs d’amalgames, le parlement européen ayant pris conscience du risque sanitaire. 3. Proscrire ou réduire l’emploi d’amalgames dentaires, sujets de polémiques incessantes, à l’instar de la Suède, de l’Allemagne, de la Suisse ou de l’Irlande, pays où leur usage a été quasiment abandonné au bénéfice de biomatériaux modernes.
Il existe des sites bien documentés d’associations qui regroupent les victimes des intoxications au mercure, le cas de Didier n’est pas unique.