"Engager dés 2008 une contractualisation pluriannuelle producteur/distributeur fixant des objectifs quantitatifs."
J’ai bien écouté le discours de la vice-présidente du groupe 4 qui dit vouloir engager des contractualisations entre producteurs et distributeurs pour créer des marchés en bio.
Premièrement, de quels distributeurs parlons-nous ?
Deuxièmement, il n’est pas besoin de créer des marchés pour les produits bio car ces marchés existent déjà, il suffit de les organiser, d’organiser la production pour qu’elle réponde à la demande.
Troisièmement, la vice-présidente a aussi parlé de circuits courts, c’est précisément ce genre de contrats qu’il faut signer : des ententes locales entre producteurs, opérateurs de transformation et distributeurs locaux pour répondre grâce au tissu local d’acteurs agricoles et agro-alimentaires à la demande locale en privilégiant, en favorisant la relation directe entre producteurs/citoyens et consommateurs/citoyens.
Cela passe également par l’introduction de produits bio locaux dans la restauration collective. Il s’agit de bien insister sur l’aspect LOCAL, TERRITORIAL de l’approvisionnement en produits bio. Aujourd’hui la France importe plus de la moitié des produits bio qu’elle consomme alors qu’elle a la capacité d’organiser et de structurer les filières pour répondre directement à cette demande.
Les propositions de développement de la bio semblent aller dans ce sens... reste à savoir comment vont se mettre en place toutes ces mesures et encore une fois de savoir de quels distributeurs on parle... Merci
Je me trompe peut-etre d’endroit pour parler de la grande distribution.
Je suis producteur de tomates depuis 30 ans. En toutes ces années j’ai vu la grande distribution capter nos gains de productivité et le consommateur n’en a certainement pas profité quand on voit le prix auquel est vendu nos produits. Exemple tomate payée 70 centimes au producteur et se retrouvant à 2 euros à l’étalage.
Nous, producteurs, nous sommes des humains comme les autres. Nous avons l’instinct de conservation. Pour survivre nous essayons encore et toujours de faire des gains de productivité.
La grande distribution essaye toujours d’acheter moins cher. Pour cela la méthode est simple il suffit d’organiser un courant continu d’importation. On trouve toujours des pays où les coûts sont moins élevés. Et là la sécurité alimentaire passe au second plan. Dans tous les tests de recherche de résidus de produits phytosanitaires ce sont les produits d’importation qui sont epinglés, jetant la suspiscion sur les produits français.
J’accuse la grande distribution d’être responsable des prix bas à la production et des prix élevés à la consommation.
Le discours de la GD consiste à mettre face à face les consommateurs et les producteurs. Avez vous vu un distributeur en difficulté financière. Non à l’éviudence. Par contre des consommateurs et des producteurs, oui assurément.
En résumé on ne pourra pas demander aux producteurs de faire des efforts environnementaux supplémentaires sans une juste rémunération.
Quant aux contrats pluriannuels je n’y croit absolument pas. La grande distribution a tellement de moyens pour revenir sur sa signature dans la mesure ou elle trouve moins cher ailleurs pour pouvoir encor augmenter sa marge.
Par contre je souhaiterais un dialogue entre groupements de producteurs et associations de consommateurs. Chacun pourrait alors se rendre compte des difficulté et des attentes des autres.