Le groupe propose de :"de donner au consommateur une information sur la fabrication du produit qu’il achète au regard de l’environnement". Objectif fort louable, qui a donné des résultats efficaces dans le domaine de l’électromanager et qu’on ne peut qu’encourager.
Néanmoins, au-delà du principe, il est déterminant de savoir comment sera établi cette information. Selon les critères, les impacts peuvent être très variables.
Par exemple, il me semble très important de prendre en compte non seulement l’impact environnemental de la phase PRODUCTION-TRANSFORMATION mais également de la phase TRANSPORT.
Imaginons que l’affichage de l’impact TRANSPORT ne soit pas pris en compte. On pourrait alors trouver sur un étalage des pommes d’Argentine étiquetées "A" - pour reprendre l’étiquetage énergétique actuel - qui voisineraient avec des pommes de production locale étiquetées "B". On serait alors tenté d’acheter les pommes d’Argentine...ce qui serait une ABERRATION vis-à-vis du problème écologique le plus pregnant actuellement : le réchauffement climatique. Car le transport des pommes depuis l’Argentine a un impact en CO2 qui n’a rien à voir avec celui de pommes produites localement.