Il me semble que la première attente du consommateur est de pouvoir consommer.
En matière agricole, pouvoir consommer équivaut à se nourrir et, dans une moindre mesure, à utiliser de nouveaux produits en remplacement du pétrole (carburants, plastiques, ...), voire à développer des produits issus de modifications génétiques à des fins thérapeutiques.
Se nourrir : dans l’avenir ne pourra compte tenu de l’évolution démographique, se faire avec du bio (c’est à dire sans utilisation de produits de synthèse). Il faut regarder les choses en face, un peu de vérité ne nuit pas. Pour information, le rendement du blé bio est divisé par plus de deux par rapport à un blé cultivé sérieusement, de manière dite raisonnée. Plus il y aura de surface en bio plus il y aura de faim dans le monde. Certes on a pu faire croire à certains que le bio était beaucoup plus sain (meilleur pour la santé de quelques nantis !) : ils contiennent simplement beaucoup plus de mycotoxines, lesquelles peuvent être tout simplement cancérigènes.
A l’inverse, dans le cadre d’une conduite raisonnée (car les agriculteurs sont capables de raisonner, eh oui !), il est utilisé des "pesticides" (qui tue la peste). Fruits de la chimie verte, ceux-ci sont ultra contrôlés et validés avant la vente. Ces produits sont comparables à ceux que vous trouvez en pharmacie (certains étant les mêmes). Il y a bien eu quelques produits moins respectueux de l’environnnement dans les années 1970, mais il y a longtemps qu’ils ont étés retirés du marché (sauf en outre-mer apparemment !).
Quant aux OGM, personne ne peut prétendre détenir la vérité tant qu’il ne sera pas procédé à de véritables essais par des organismes tels que l’inra. Encore faudrait-il que les voyous faucheurs n’interviennent pas en toute illégalité. Une chose est certaine, la fin de la faim passera par les ogm. Ne soyons pas les derniers à étudier la question. A titre indicatif, la plupart des maïs et soja américains sont ogm. La médecine peut également trouver son compte dans les ogm afin de soigner certaines maladies. Laissons donc faire les scientifiques en encadrant les essais.
Merci pour avoir lu ce message, rédigé par un agriculteur responsable, respectueux de l’environnement, un écologiste en somme -un vrai-
CP
Le 3 mai 2007 (c’est pas vieux), la FAO, commission mondiale de l’alimentation et l’agriculture à l’ONU, a déclaré que la seule agriculture capable de nourrir 12 milliard d’individus, de manière durable, avec la meilleure qualité sanitaire, avec le moins d’impacts sur l’environnement, et avec le plus de création d’emplois : EST L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE !
Et dans sa déclaration elle encourage les gouvernements du monde, pays développés comme pays en voie de développement << A FAVORISER UN FORT DEVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE >>.
Ces informations contredisent complètement vos affirmations !
Je ne suis pas spécialiste mais qui a raison ? un agriculteur qui fait la promotion des pesticides et des OGM ou la FAO ?
Mon opinion sur les pesticides : Les pesticides sont une technologie de mort, ce sont des produits de destruction massive de formes de vie végétale et animale, et nous en respirons, buvons et consommons tous les jours.
Ces produits nous les stockons dans notre organisme, comme de nombreux autres produits chimiques. Nous sommes devenus de véritables cocktails chimiques ambulants, même un nourrisson à la naissance a plusieurs dizaines de produits chimiques dans son organisme.
Vos super-scientiques qui ont homologué les super-produits après avoir effectué des tests dans les labos de pointe de l’agro-alimentaire, ont-ils homologués toutes les combinaisons de ces pesticides entre-eux, et toutes les combinaisons entre-eux et avec les autres produits chimiques industriels qui s’accumulent dans notre organisme ? Les effets combinés de ces produits sur notre santé ont-ils été évalués ?
Les soit-disants tests, les normes et homologations concernant les pesticides, sont inadaptés pour vérifier l’inocuité en cas de mélange. De plus ils ne sont pas une garantie de qualité sanitaire, ils ont laissé passer la vache folle, le poulet à la dioxine ... Les super-labos, super-scientiques, et les homologations de l’industrie n’ont rien à envier à leurs homologues de l’agro-alimentaire, et pourtant ils ont soutenu l’amiante pendant des dizaines d’années ...
Vous faites bien de parler des Guadeloupéens qui vont devenir malgré eux la preuve à grande échelle de la relation entre pesticides et dégradation de la santé.
Je vous laisse méditer ces réponses à votre enthousiasme pour l’agriculture chimique.
Cordialement
Notre enthousiasme pour l’agriculture chimique est surtout motivé par notre démographie mondiale (c’est du factuel) et par les ressources disponibles en surfaces (aussi du factuel).
La FAO cite 10 milliards d’habitants pour 2050. Actuellement nous sommes 6.5 milliards d’habitants. Pour les nourrir : 2.2 milliards d’hectares sont mobilisés (avec agriculture "chimique" !). Sans l’agriculture chimique, ce serait 5.9 milliards d’hectares qui seraient mobilisés ! Or ne sont actuellement en terres cultivables que 1.5 Mds d’ha (et 3.3 Mds d’ha en prairies).
Le potentiel théorique est de 13 Milliars d’hectares sur la terre (dont 4.3 mds d’ha de déserts, glaciers et montagnes et 3.8 mds d’ha de forêts et steppes). Il faudrait alors mettre en culture des espaces dédiés aujurd’hui à la biodiversité (forêts, prairies, ...), sans parler de ces hectares (forestiers) qui contribuent entre autres aux cycles mondiaux du carbone. Ma source est : D.T. Avery, US-Hudson Institue - FAO.
Sinon, au sujet de l’agriculture biologique, voir le Ouest-France du 9/10/07 page3 : "la coccinelle d’Asie colonise la France" (Très efficaces pour boulotter les pucerons, les coccinelles asiatiques sont devenues envahissantes. A tel point qu’on ne sait pas comment les arrêter. ...Cette coccinelle , originaire de Chine, a été importée volontairement comme agent de lutte biologique contre les pucerons.L’animal, extrêmement prolifique, prive ses cousines de nourriture. Pire, elle peut même manger leurs larves. ..."
Voir si là, il n’y a pas un autre sujet sur lequel méditer ...
Bonjour,
comme la majorité des détracteurs à l’agriculture biologique dans ce forum, vous fustigez les propositions mais vous ne formulez aucune contre-proposition.
Faut-il penser que finalement nous n’avons aucun problème ? Pourquoi alors ce Grenelle de l’environnement voulu par le gouvernement, la crise environnementale est-elle une farce grotesque ?
La prise de conscience Internationale par la quasi totalité des scientifiques et des politiques que notre système n’est pas pérenne à un horizon proche, et la nécessité urgente de nous remettre en cause pour nous réorienter vers un Développement Durable, seraient-ils d’autres élucubrations de technocrates ?
Les conclusions de la FAO : "l’agriculture biologique peut seule nourrir durablement la planète" seraient erronnées car la FAO aurait oublié de prendre en compte le facteur démographique et la mobilisation des terres cultivables ? Vous avez fort peu de considération pour tous ces experts.
Alors s’il vous plait, j’ai fait l’effort de montrer une perception du problème, et ensuite seulement j’ai proposé des solutions. Merci de vous exprimer avec la même cohérence, ou affirmez qu’il n’y a aucun problème, et faites la démonstration que la voie de l’industrie agro-chimique est durable.
CONCERNANT LA MOBILISATION DES TERRES, sur lequel s’appuie l’essentiel de votre argumentaire, vous savez que 2/3 des terres agricoles mondiales sont monopolisées pour l’élevage, et une bonne partie pour faire pousser des céréales pour nourrir les animaux. Avec un boeuf on fait 1500 repas, avec les céréales qu’on a donné au boeuf pour l’engraisser dans des exploitations intensives, on pourrait faire 10000 repas. Vous remarquerez que dans mes propositions il y a "diminuer la consommation de viandes". De la viande 2 fois par semaine est le meilleur équilibre pour la santé, c’est pas moi qui le dit mais les nutritionnistes, l’Ademe également. De plus l’élevage est une des premières causes d’émissions de gaz à effet de serre. Notre surconsommation de viande est aussi la première cause de déforestation (pour faire pousser les céréales qui nourrissent les bêtes). Rationaliser volontairement notre consommation de viande nous apporterait la Santé, contribuerait à la pérennité de la sécurité sociale, diminuerait l’effet de serre, et libèrerait d’immenses surfaces pour permettre une production abondante d’aliments plus sains destinés "eux" à la consommation humaine.
Enfin vous concluez comme beaucoup d’autres contestataires avec un exemple de cas extrêmement particuliers de difficulté de l’agriculture biologique. J’admets que le problème que vous citez est un vrai problème, mais la solution est simple, elle consiste à devenir plus raisonnable, et à utiliser les coccinnelles de notre terroir.
J’attends une vraie argumentation qui me convaincra que l’industrie agro-chimique est soutenable.
A méditer : éclairez-moi, l’agro-chimie protège-t-elle les coccinelles et la biodiversité en général ?
Trop ignorent votre rôle ainsi que tous les efforts parcourus par votre profession depuis l’après-guère, tant pour développer la production que pour l’améliorer, avec les moyens mis à votre disposition. Il est trop facile de critiquer, regardons seulement parfois dans le rétroviseur pour constater le chemin accompli. Alors ensuite, il est plus réaliste de proposer des pistes de progression.
Et oui, depuis des lustres, vous nous nourrissez et grâce à vous, l’Humanité n’a jamais été aussi bien nourrie. Qui pourrait dire que des efforts n’ont pas été faits en matière de respect de l’environnement et d’amélioration de la qualité de la production ? Certes il en reste à faire, et il y en a aura toujours ; c’est le propre des démarches de progrès. Et notre longévité augmente régulièrement... Et puis les biotechnologies végétales nous aideront aussi.
Vous avez raison de rappeler que les "pesticides" avant d’être mis sur le marché font l’objet de procédures d’homologation extrêmement sérieuses, de même qu’en pharmacie. Ces mêmes pesticides ont quand même permis de produire en 2007 alors que les conditions climatiques ont été des plus favorables aux maladies. Sans eux, en effet quid de la qualité sanitaire au regard des mycotoxines ?
Merci et continuez à nous nourrir plus et mieux.