"Intégrer dès 2008 des prescriptions environnementales d’après un dispositif de certification ou de notation environnementale dans les labels administrés" : Oui, mais que ce soit parfaitement lisible pour le consommateur. Si par exemple cette grille comprenait 5 niveaux, nous souhaiterions que ce niveau apparaisse sur l’étiquetage des produits destinés à la consommation humaine autant qu’animale.
"Atteindre 10 % de produits à haute valeur environnementale hors bio d’ici 2013" : Nous comprenons que le bio vient en plus. Et dans ce cas comment serait-il qualifié ? « Très haute valeur environnementale » soit THVE ?
"Atteindre 6 % de la SAU ou équivalent en bio d’ici 2010 et 20 % en 2020" : Selon nos connaissances, 560 838 hectares en France, soit moins de 2% des terres cultivées le sont pour l’agriculture biologique - La France serait au vingtième rang des pays de l’Union européenne (chiffres 2005 - 2006). En 3 ans on pourrait rattraper une partie du retard, c’est timide, mais ce serait un début. Plus les agriculteurs biologiques seront nombreux, plus la filière peut s’organiser pour réduire les coûts. (Transport puis transformation du lait par exemple). Le consommateur y gagnerait.
Alors pourquoi tant de réticences de la part des agriculteurs conventionnels ? Les arguments « rendements », « faim dans le monde », ... sont dépassés ! Bien menée, la bio est performante mais diminue sans doute les profits de l’industrie chimique et l’agro-industrie. Et bien c’est à cette dernière d’évoluer et de s’adapter. La faim dans le monde, ça fait des années qu’on en entend parler et que rien ne change, bien au contraire... Alors pourquoi ne pas se lancer vers une agriculture à haute valeur environnementale. Quant à la chimie, elle est nécessaire dans certains domaines, mais elle ne doit pas systématiquement s’imposer partout.
"Atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012" : Nous rappelons que c’était l’un des objectifs de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle. « J’ai proposé que les cantines publiques soient approvisionnées par des produits issus de l’agriculture biologique. Les associations avec lesquelles nous échangeons réclament une aide à la conversion car nous manquons de producteurs en France. Je le proposerai » a-t-il dans son discours de lors de la signature officielle du pacte écologique. Nous attendons donc que ces mesures soient mises en place.