Bonjour Philippe, C’est avec un réel plaisir que je ferraille avec vous, le débat ne peut qu’avancer. Avant de consommer « responsable », il s’agit de consommer dans l’intérêt général cette nuance à son poids tout en tenant compte de l’avertissement scientifique, je note que vous usez au passage des scientifiques qui servent l’observation du phénomène du réchauffement pour dénigrer ces mêmes scientifiques qui travaillent à d’autres projets. Cuisiner est une corvée, je maintiens, car je vis en bas de l’échelle, que les hautes sphères soient influencées par les connotations Onfraysienne c’est un autre problème lié a la mondanité et a la vie de salon, que les plus hautes autorités soient émues j’en doute, auquel cas elles ne sont plus dans leurs fonctions de pouvoir, pouvoir qui demande avant tout un décisionnel sans état d’âme et dans le sens de l’intérêt général. je ne vous referai pas le coup du traiteur que vous avez cité. La conversion au Bio engendre t elle une gestion des stocks de l’UE pérenne, ex : le blé sera t il exempt de charançons sans traitements ?
Le développement durable n’empêchera pas la convoitise quotidienne de vos collègues de travail, en ce sens je note un certains décalage entre l’utopie proposée et la réalité du monde du travail, qui n’a rien a voir avec l’humain tel que vous le décrivez. Je ne souhaite pas vous attaquer dans vos convictions, elles sont les vôtres et cela n’avancerait pas le débat.
Passons aux phytosanitaires, le système de contrôle existe et est assuré par la DGCCRF, faut il le renforcer, faut il créer un organisme de contrôle sur les exploitations, faut ils créer un organisme de contrôle international, lié a cette norme de haute valeur, ou un simple accord de procédure peu coûteux laissant la liberté aux entreprises d’adhérer aux normes ? Ah, Philippe, vous êtes très mal informé car parlant de vache folle vous auriez su que dès les années 90 la Société Nestlé, faisait interdire tout apport de moelle, d’abats, d’os pour la confection de ses petits pots. Je vous cite « ... Ils ne savent pas retirer du marché les produits qui dépassent les normes en résidus de pesticides. » je crois que vous ne maîtrisez pas les procédures liées a la traçabilité dans le domaine de l’agroalimentaire, faites moi plaisir renseignez vous, je vous rappelle les fondements • La mise en œuvre du principe de l’analyse HACCP, • L’application du principe de précaution, • La protection du consommateur, • La cohérence entre les normes techniques et la législation alimentaire, • La traçabilité, • La responsabilité des acteurs et la procédure de retrait, • Un système d’alerte Maintenant et je vous l’accorde qui contrôle quoi, peut on se hasarder a dire que tout est en place et que pas grand-chose ne se fait faute de moyen de contrôle, ça c’est un autre probleme.
L’amiante et l’agroalimentaire on est hors sujet, je pense que vous me l’accorderez. Vous usez avec un certain talent du mot pesticide à des fins de marketing, le véritable nom est phytosanitaire, si a ce jour nous sommes plus ou moins débarrassé des poux, c’est grâce à ces phytosanitaires entre autre.
L’époque est loin d’être révolue contrairement a vos observations, internet étant le sommet actuel de cette évolution c’est grâce a la technologie que nous échangeons, le tout est d’en faire bon usage. Ce qui me gêne c’est que bien que l’intention soit louable de votre part, vous contribuez d’une certaine manière a la paupérisation des esprits par des informations partielles. Des propositions j’en ai faites sur ce forum, j’attends le résultat. Salutations et a bientôt, on avance...
Je voudrais ajouter un complément à mes propos du message précédent concernant la DGCCRF.
Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur le personnel de la DGCCRF. Simplement la mission qui leur est confiée est probablement impossible par rapport à leurs moyens.
De plus je me mets à leur place, leur tâche est bien ingrate. Ils sont cantonnés à contrôler par exemple que la contamination des fruits et légumes est "inférieure aux normes". Personnellement, je testerais une production de fraises avec pour résultat "14 RESIDUS DE PRODUITS PHYTOSANITAIRES" et devoir conclure que ce produit est OK pour la consommation me poserait un grave cas de conscience.
Sous prétexte que les produits sont homologués, et que le taux de présence individuel de chaque produit phytosanitaire est inférieur aux normes, on déclare les denrées OK pour la consommation.
Mais aucune homologation ne pourra jamais évaluer les conséquences pour la santé de l’effet combiné du mélange de ces pesticides sur notre organisme, et c’est là la force du lobbying des produits phytosanitaires.
Pour moi les pesticides sont un grave problème, et la solution consiste à traiter le problème à la source : favoriser le développement de nouvelles techniques d’agriculture à Haute Valeur Environnementale, aujourd’hui la solution opérationnelle est la Bio.
Et à partir de ce jour, le travail de la DGCCRF ne consisterait plus à contrôler que le taux de contamination est acceptable, mais se rapprocherait de celui des certificateurs Bio, à vérifier que les méthodes employées correspondent à un cahier des charges respectant les critères de Développement Durable et vérifier que le produit est EXEMPT DE PRODUITS PHYTOSANITAIRES. Un travail beaucoup plus valorisant.
Cordialement
Bonjour Némo, l’échange est intéressant mais assez stérile de votre côté car vous n’avez aucune proposition, pouvez-vous vous positionner clairement en affirmant qu’il n’y a pas de problème, que notre alimentation est saine et durable ? De plus vous devenez très confus. Je préfère passer du temps avec d’autres interlocuteurs qui savent admettre des problèmes, et qui débattent autour de solutions. Je vous réponds encore cette fois, ce sera la dernière fois si le débat ne tourne pas autour de Problème/Solution.
CONFIANCE AUX SCIENTIFIQUES ; j’ai confiance en la science et aux scientifiques qui ont une éthique qui n’est pas corrompue par le profit ou plus simplement parfois par la nécessité de subsister. Vous appréciez les "produits phytosanitaires", j’ai confiance aux scientifiques qui ont travaillé avec le MDRGF (allez sur leur site) pour publier les résultats ci-après :
Mercredi 10 octobre 2007 à 10h30 au Parlement Européen, le réseau PAN-Europe et l’ONG Milieudefensie (Pays-Bas) ont présenté les résultats des analyses de résidus de "produits phytosanitaires" contenus dans des fruits achetés dans une boutique du Parlement Européen à Bruxelles. Des résultats étonnants !
L’ENQUÊTE ET LES FRUITS CIBLES : En juillet 07, des représentants de ces ONG ont acheté au sein du parlement européen 8 fruits différents (fraises, abricots, oranges, pommes, poires et 3 sortes de raisins). Ces fruits ont été analysés pour évaluer leur teneur en résidus de "produits phytosanitaires". La plupart des échantillons testés provenaient de l’UE : fraises belges, oranges espagnoles, 2 types de raisin d’Italie, pommes et poires françaises. L’une des grappes de raisin venait d’Egypte. Pas d’origine indiquée pour les abricots.
RESULTATS : Tous les fruits contaminés ! 28 résidus de "produits phytosanitaires" différents ont été retrouvés dans les échantillons, avec en moyenne 5 résidus différents par fruit, tous les échantillons étant contaminés. Fait remarquable : 14 pesticides différents rien que pour les fraises !
Parmi ces "produits phytosanitaires", on a retrouvé 10 cancérigènes connus, 3 neurotoxiques, 3 toxiques pour le développement ou le système reproducteur et 8 perturbateurs endocriniens suspectés. Deux de ces polluants ont été classés comme « hautement dangereux » par l’OMS.
Abricots, raisins et orange contenaient des résidus de "produits phytosanitaires" au delà de la Limite Maximale en Résidus (LMR) - seuil légal à ne pas dépasser : dont des perturbateurs endocriniens pour les abricots, un cancérigène pour le raisin ainsi que pour les oranges etc.
Ces analyses corroborent toutes les observations etles enquêtes annuelles menées au niveau de l’UE, et sont très représentatives de la contamination de ce que nous consommons tous les jours.
J’ai confiance en l’éthique de ces scientifiques libres car financés soit par les ONG, soit par l’UE.
Après ces conclusions accablantes, oserez-vous encore louer l’efficacité de la DGCCRF ?