Je ne suis pas expert en la matière, mais tout ce que j’ai pu lire à ce sujet jusqu’à maintenant montre que l’utilisation de l’hydrogène à grande échelle n’est pas pour aujourd’hui. Le coût de cette technologie ne permet pas encore de passer à l’étape industrielle, d’autant plus que certains problèmes techniques ne sont pas encore résolus, comme le transport et le stockage sécurisé de l’hydrogène.
Mais le point le plus important, que vous reconnaissez vous même, est que l’hydrogène n’est qu’un vecteur d’énergie. Il serait par exemple un excellent moyen de stocker l’énergie électrique s’il était produit par électrolyse. Encore faudrait-il maîtriser une technique propre de production d’électricité, ce qui n’est pas encore le cas. L’hydrogène n’est donc pas une énergie neutre en CO2. Il faut souligner que l’hydrogène produit actuellement l’est à partir d’énergie fossile.
Cette solution sera peut-être une révolution lorsque nous aurons résolu tous les problèmes techniques et que l’on maîtrisera la fusion nucléaire, mais c’est de la science fiction. Le Grenelle doit apporter des réponses à l’urgence climatique, et surtout éviter l’écueil de la foi en un progrès technologique incertain. Il est indispensable de prendre des mesures radicales à effet immédiat, et enrayer la fuite en avant que l’on entretient avec ce genre d’anticipations improbables (économie de l’hydrogène, capture du carbone, qu’on ne maîtrise pas non plus, etc.).