


Pourquoi le Ministère de l’éducation Nationale ne soutient t il pas ouvertement le logiciel libre alors que son Ministre , M DARCOS , assiste à des séminaires organisés par Microsoft (projectice ?)
Le logiciel libre est le seul à pouvoir faire la transition entre l’utilisation et l’apprentissage "professionnel" de l’informatique.
Des centaines de métiers se ferment aux seuls utilisateurs de logiciels Microsoft que l’on réduit à de simples consommateurs de logiciels alors que le logiciel libre est mille fois plus riche car l’élève interressé par les métiers du numérique pourra poursuivre vers la conception des logiciels (ce qu’il ne peut pas faire avec des produits Microsoft sauf à travailler chez Microsoft)
L’école utilise beaucoup les logiciels libres mais ce n’est certes pas grâce à son Ministère ou les différents Ministres qui se sont succédés : "Aucune politique en la matière et ces derniers préférent confier cette tâche à des sociétés privées "
Heureusement que les conseils généraux sont un peu plus efficaces dans ce domaine .
J’ai des enfants au collège et au lycée, et je constate que leurs professeurs ignorent jusqu’à l’existence des logiciels libres.
mes enfants ont été formés à la bureautique (c’est au programme), mais uniquement à Word et Excel, car pour les profs les termes "traitement de texte" et "word" sont synonymes, idem pour "tableur" et "excel"
pendant la préparation du B2I, les élèves ne sont formés qu’à Internet Explorer, car pour le prof c’est le seul navigateur qui existe
un de mes enfants a reçu une framakey, c’est-à-dire une clé USB contenant tout un ensemble de logiciels libres, dont OpenOffice, Firefox, etc. Mais les professeurs qui ont fait la distribution n’ont pas expliqué ce que c’était. Résultat : les élèves étaient contents d’avoir reçu une clé USB mais ils trouvaient dommage que la moitié de la place soit perdue (sic !)
nous avons OpenOffice à la maison, mais chaque fois qu’un de mes enfants a fourni à un professeur un fichier au format OpenOffice ou PDF, le professeur l’a grondé et a réclamé un fichier "word"
pour les TPE (des travaux pratiques à faire en 1ère), les consignes données par les professeurs mentionnaient sans cesse les logiciels Microsoft, du genre "réaliser votre dossier avec word", "préparer un powerpoint pour la soutenance", etc.
Pour que la connaissance arrive aux élèves, il faut qu’elle passe par les professeurs, notamment ceux qui sont chargés de l’enseignement de la bureautique, de la technologie, du B2I, etc. Il faut diffuser aux professeurs l’information et la formation aux logiciels libres.
Je suis actuellement en BTS informatique et je constate :
Que aucun poste n’est sous linux/BSD/et autre derivé.
Que les logiciels libre installé sur nos postes ne peuvent être mis à jour (problème de politique de droits ).
Qu’aucun de nos cours ne sont sous licence libre et/ou copy left.
Que l’ensemble de notre plus value est et sera créé grâce au logiciel de MS, présentation a base de powerpoint ( personne ne connait s5 dans mon lycée), programmation en VisualBasic.NET et C#, planification et gestion de projets avec ms projects. Heuresement que nous n’utilisons pas Access pour faire des base de données !
Ce constat est assez alarmant.
Le premier point soulève le manque de polyvalence indue et donc l’incapacité de répondre au besoin d’une majorité des postes serveurs et une part toujours plus importante des postes personnels (en terme de marché).
Le deuxième point montre que même quand des logiciels libre sont installés, leurs potentiels est mal exploitable.On ne peut même pas installer de plugin(ajouter une fonctionnalité) a firefox (toujours ce système de droit).
Nos systèmes ne sont donc pas adapté a nos besoins, les systèmes de MS ne sont pas assez souples.
Le troisième point montre que la mutualisation des compétences n’est toujours pas à l’ordre du jour. La question des licences n’est donc jamais abordée ni par les créations des professeurs (supports de cours), ni lors de la création de logiciel/site par les éléves etc. (le code reste fermé -> copyright).
Le dernier point de mon constats est assez accablant car tout ces programmes ont un (et plus ) équivalent libre, équivalent connu, aussi performant, mais que l’on continue de payer les créations de Microsft avec les deniers public.
Pour conclure, les logiciels libres sont l’émanation de l’ Internet.
Ne pas prendre en compte ce modèle c’est avancer a reculons.
L’assemblé, wall-street, la gendarmerie, sont déjà utilisateurs des logiciels libres... c’est incompréhensible que l’éducation national ne se soit pas saisie de cette exemple de partage du savoir vieux de 35 ans.
"Pourquoi le Ministère de l’éducation Nationale ne soutient t il pas ouvertement le logiciel libre alors que son Ministre , M DARCOS , assiste à des séminaires organisés par Microsoft (projectice ?)"
Vous oubliez que vous parlez de libéraux au sens économique (je m’en mets plein les fouilles et quelque soit mes actes, je n’ai rien à redouter...) et non au sens libertaire. Si notre élite politique voulait bien oeuvrer pour l’intérêt général, ce qui est tout de même sa première mission au nom du peuple, ces débats ne devraient même pas avoir lieu.
Le bon sens (en voie de disparition chez l’homo-sapiens) dirait que sur tout ordinateur (à l’école comme sur ceux vendus en magasins Cf. pb de vente liée), les logiciels libres sont disponibles et l’utilisateur, s’il le souhaite peut remplacer/installer tout logiciel propriétaire qu’il acquière, selon ses besoins/envies. Ainsi l’utilisateur reste maître et responsable de ses choix et tout lui est possible.
Quand aux autres administrations qui sont/vont passer sous logiciels libres c’est surtout pour des raisons de sécurité/viabilité dans le temps.
Vu la gestion des TICE à l’EN, on est très loin des réflexions menées par les autres ministères, d’autant que la gestion matériels/logiciels a été décentralisée aux régions (lycées), départements (collèges) et communes (écoles). D’où un renvoi de balle permanent, personne n’étant responsable de quoi que ce soit.
On peu critiquer la centralisation à outrance, mais il en est de même de la décentralisation sauvage, non coordonnée et surtout sans aucune prise de recul afin de rétablir un minimum d’efficacité et de cohérence.
Heureusement que hors des ministères de bonnes volontées oeuvrent pour faire avancer les choses un peu plus efficacement.
L’École doit faire la promotion du logiciel libre pour les raisons déjà invoquées. Mais elle ne doit pas se contenter d’utiliser les logiciels, elle doit aussi les améliorer, les adapter... et remettre le fruit de ces travaux dans le pot commun.
L’utilisation de logiciels libres entraînera ou devrait entraîner chez les enseignants auteurs des changements d’attitudes : même si certains mettent à disposition de la communauté le résultat de leurs travaux, ils sont encore trop jaloux d’en conserver la propriété intellectuelle.
Une information largement diffusée sur les licences libres me semble essentielle.
L’institution pourrait également soutenir financièrement certains projets avec une partie des fonds économisés sur les licences, et aider ainsi à ce que le monde du libre le reste !
On connaît la misère de l’école dans notre société. Si vous ne me croyez pas, visitez les toilettes de l’école de votre enfant et celles de votre agence bancaire (et ce n’est qu’une sous-agence de quartier).
Mais abandonner à une entreprise privée, étrangère de surcroît, tous les droits sur notre système d’information, c’est fort de café.
Pourquoi ne pas les payer (grassement) aussi pour être propriétaire (et donc disposer en fonction de leurs intérêts) des bibliothèques, des théorèmes et de l’alphabet ? ? ? ?
Bonjour
Le logiciel libre est souvent gratuit mais il est souvent créé par et pour les utilisateurs en fonction de leurs besoins. La présence (ou l’absence) des logiciels libres n’est que le reflet de la société. Quelle société voulons-nous pour demain, pour nos enfants ? ...
De nombreuses solutions ont été développées, il serait bien que l’état soutienne également ces créateurs riches de talents et d’ingéniosité qui ont su développer des produits simples pour que l’enseignant dans sa classe utilise l’ordinateur réellement comme un outil pédagogique sans avoir à s’occuper de l’aspect technique.
Je citerai en exemple ABULEDU, qui offre aux enseignants, une solution entièrement adaptée à leurs besoins :
un serveur, des terminaux -> une seule machine à mettre à jour, (et oui la gestion de x machines dans une salle nécessite un entretien courant, MAJ... )Qui assure celui-ci dans les écoles ? Il n’y a pas que des grandes villes en France disposant de personnels de mairie, et assurant la maintenanace, les petites communes ne peuvent assurer la maintenanace, l’enseignant a suffisament de travail et pas toujours les connaissances nécessaires pour le faire.
serveur sous Linux -> pas de virus, pas d’antivirus à mettre à jour, d’analyses...
un cartable électronique pour chacun -> gestion du réseau facilité, l’ élève peut se connecter indifféremment sur n’importe quel poste, il retrouve ses documents. Un dossier classe pour tous.
une protection Internet assurée par SquidGuard...
Un soutien à des productions de ce type, afin qu’elles puissent continuer à se développer et à innover serait le bienvenu et ferait grandement avancer l’utilisation des TICE en classe.
Bonjour, J’ajouterais que des outils payé avec de l’argent public devraient être disponibles pour tous sans restrictions.
Ce n’est pas le cas des logiciels propriétaires.
Tous comme l’enseignement a pour but la transmission du savoir, les logiciels libres sont basés sur la notion de partage des outils et des connaissances.
Enseignant en IUT de biologie, je n’ai pas le choix :
Le budget permet tout juste d’acheter du matériel (renouvellement complet du parc en 6 ans), donc il est impossible d’acheter la moindre licence. De plus la vétusté d’une partie du parc ne supporterait pas la lourdeur de certains systèmes d’exploitation ...
La plupart des logiciels de bioinformatique ne tournent QUE sous Linux.
Le manque de personnel fait que c’est l’enseignant qui prend sur son temps libre pour gérer les salles informatiques. Il est impossible avec peu de temps de gérer correctement un parc microsoft, surtout avec du matériel très hétérogène, alors que les scripts et les fichiers de configuration humainement lisibles de Linux permettent d’automatiser beaucoup de choses.
Toutes ces raisons font que les logiciels que nous utilisons sont Linux pour l’OS, Openoffice pour la bureautique, grass et qgis pour le SIG, Firefox pour le web, perl et bioperl pour la programmation, etc
Bref, pour conclure : sans les logiciels libres, il n’y aurait pas d’informatique chez nous et j’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi autant de structures s’entêtent à utiliser des logiciels propriétaires.
et oui l’éducation nationale à un très gros retard sur ce domaine (par rapport aux autres administrations) ce qui est complètement illogique tant l’esprit des logiciels libres correspond à l’esprit de l’éducation nationale (partage du savoir).
De meme dans les points de reflexions il y a l’idée de mettre en ligne des cours des professeurs, a disposition des élèves mais aussi des autres professeurs pour qu’ils l’améliorent.
C’est purement une idée piquer aux mouvements des logiciels libres (ex : wikipédia).
J’espère que ce projet va mettre les bouchées doubles pour rattraper ce gros retard.